Sybil Leek

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Sybil Leek
Sybil Leek est une Sorcière et astrologue née en 1923 en Angleterre, dans les Midlands, et décédée en 1983 à Melbourne, en Floride, ayant émigré aux Etats-Unis dans les années 1960. Elle devint célèbre pour ses prises de parole concernant la renaissance de la Sorcellerie occidentale.

On la reconnaissait à sa cape, ses robes amples, et au choucas (un oiseau de la famille du corbeau) qui était souvent perché sur son épaule, qu'elle avait nommé M. Jackson. Sybil Leek avait une tendresse particulière pour les serpents et les oiseaux. Son choucas l’accompagnait à toutes les réunions du coven jusqu’à sa mort en 1969. Sybil Leek avait aussi un boa constrictor de compagnie nommée Miss Sashima.

Elle portait toujours un collier en cristal qui, disait-elle, lui avait été transmis par sa grand-mère, une voyante russe.

Elle fonda la Witchcraft Research Association (WRA) et en fut la présidente jusqu'à sa démission en juillet 1964.

Elle aimait dire qu’elle n’avait jamais « prêché » la sorcellerie, mais qu’elle s’était contentée de chercher à expliquer la philosophie holistique de la religion et en quoi elle différait du satanisme. Elle n’approuvait pas de la nudité lors des rituels ni l’usage de drogues. Elle croyait aux malédictions ce qui la distingue de nombreuses sorcières.


Sommaire

Famille

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La tombe de Molly Leigh, à Burslem.
Sybil Leek affirmait être une Sorcière héréditaire. Elle prétendait que sa famille était issue d'une longue lignée sorcière pouvant se retracer jusqu'en 1134 en Irlande du Sud, du côté de sa mère, et jusqu'à des occultistes proches des Tsars de Russie du côté de son père.

La mère de Sybil Leek avait les cheveux rouge or, une couleur qui est, dit-on, courante chez les Sorcières. Tous les membres de sa famille auraient eu des capacités psychiques. Son ancêtre la plus célèbre, disait-elle, était une sorcière anglaise nommée Molly Leigh, qui mourut en 1663.

Selon Sybil Leek, Molly fut enterrée juste à côté du cimetière de l’église locale. Un peu plus tard, le curé et d’autres personnes se rendirent chez Molly Leigh et furent choqués de la voir, elle ou son fantôme, assise sur une chaise avec son choucas perché sur son épaule. Le curé et ses compagnons auraient ouvert la tombe et planté un pieu dans le cœur de Molly puis jeté le choucas vivant dans le cercueil et refermé la tombe.

Sybil Leek affirmait avoir un QI de 164. Elle racontait que sa grand-mère lui dispensait des cours à domicile jusqu'à ce que les autorités locales l'obligent à fréquenter l'école, à l'âge de 12 ans. Elle mit un terme à sa scolarité lorsqu'elle eut 16 ans.

Lorsque Sybil Leek eut 15 ans, elle rencontra un célèbre pianiste, chef d’orchestre qui avait 24 ans de plus qu’elle et ils tombèrent amoureux. Ils se marièrent peu de temps après son 16ème anniversaire et voyagèrent en Angleterre et en Europe. Il mourut quand elle avait 18 ans. Sybil Leek retourna alors vivre chez ses parents.

Elle épousa plus tard un homme prénommé Brian avec qui elle eut deux fils, Stephen et Julian, qui ont hérité des dons psychiques familiaux.


Relation avec Aleister Crowley

Sybil Leek affirmait avoir été formée dans son enfance par Aleister Crowley qu'elle aurait rencontré à neuf ans. Il aurait été un visiteur régulier des parents de Sybil. Elle a raconté que Crowley l'emmenait escalader des rochers, lui récitait ses poèmes et l’encourageait à écrire ses propres poésies. Il aurait aussi enseigné à Sybil Leek l’importance des mots de pouvoir et la puissance du son. Selon elle, Crowley annonça à sa grand-mère que la petite Sybil reprendrait sa place dans le monde de l’occultisme. Elle l'aurait vu pour la dernière fois en 1947, peu de temps avant sa mort.

On ne trouve cependant aucune mention d'elle ou d'un quelconque lien avec sa famille dans les écrits de Crowley, et il est probable qu'une partie de l'autobiographie de Sybil Leek ait été enjolivée par elle.


Initiation sorcière, prêtrise, expériences mystiques

Sybil Leek a raconté qu’elle avait été initiée en Sorcellerie au sud de la France, aux Gorges du Loup dans les hauteurs de Nice, une région qui, au Moyen-Age, était peuplée par les Cathares.

Selon Sybil, son initiation avait pour but de lui faire remplacer une vieille tante russe, qui avait été grande prêtresse d’un coven et qui était décédée. De retour en Angleterre, Sybil Leek alla vivre à Burley, un village au cœur de la New Forest. Elle vécut avec des gitans et rejoignit le Horsa coven qui affirmait exister depuis 700 ans. Elle devint sa grande prêtresse.

Un jour de printemps, dans les années 1950, alors qu’elle marchait seule dans la New Forest, elle eut une vision mystique. Elle fut enveloppée d’une lumière bleue qui fit venir en elle un grand sentiment de paix et elle réalisa que le but dans sa vie était de prêcher pour l’Ancienne Religion.


Vie professionnelle et relations avec les médias

Elle dirigea avec succès trois boutiques d’antiquités.

Elle commença à se faire connaître en tant que Sorcière héréditaire et dirigeante d'un coven à partir de 1962. En 1963, la presse commença à s'intéresser à elle. En février 1964, la mort de Gerald Gardner laissait un vide parmi les personnalités sorcières, et Sybil essaya de prendre la place qu'il laissait vacante dans la presse.

Elle a aussi attiré l’attention de nombreux médias en 1964 lorsqu’elle a contesté les travaux de Rossell Hope Robbins, qui avait écrit une encyclopédie sur la sorcellerie. Rossell Robbins donnait des conférences contre Margaret Murray qui affirmait que la sorcellerie était une ancienne religion transmise de génération en génération. Sybil Leek a assisté au moins à l’une des conférences de Robbins et ils se sont apostrophés l’un l’autre, le choucas de Sybil a lui aussi donné de la voix. Les médias en ont parlé et ont qualifié Sybil Leek de « Sorcière Numéro Un en Grande-Bretagne ».

Cette publicité a attiré des touristes et plus de médias dans son village. La clientèle de son magasin d’antiquités s’est transformée, c’était surtout des chasseurs d’autographes qui venaient la voir et son propriétaire a refusé de renouveler le bail du commerce à moins que Sybil Leek ne dénonce publiquement la sorcellerie. Comme elle a refusé, la boutique a fermé et Sybil a quitté la New Forest.

Sybil Leek a fait de fréquentes apparitions dans le circuit des médias mais elle rencontrait un succès mitigé, car certains de ses intervieweurs souhaitaient mettre en avant le stéréotype de la vieille sorcière hideuse. Uns de ses plus grandes épreuves, a-t-elle raconté, fut l’apprentissage de la patience et de la tolérance dans des situations de ce genre.


Dernières années en Grande-Bretagne

La carrière de Sybil Leek comme sorcière en Grande-Bretagne a pris fin en 1964. En 1963-64, des églises britanniques furent victimes de vandalisme rituel. Parmi ces églises il y en eut une dans le Sussex non loin de chez Sybil. Elle a affirmé que les symboles qui défiguraient l’église étaient dirigés contre elle et que l’attaque avait été menée par un magicien noir dont elle avait guéri la maladie. Malgré sa condamnation du vandalisme, le lien qu’elle avait fait entre elle comme sorcière et la magie noir lui fit perdre des partisans. En Juillet 1964, elle fut forcée de démissionner de la WRA qu'elle avait fondée. Elle émigra aux Etats-Unis.


Aux Etats-Unis

Sybil Leek a d’abord vécu à New York, mais elle trouvait que c’était une ville déprimante et particulièrement sombre en hiver. Elle déménagea à Los Angeles, où elle fit la connaissance d’Israël Regardie qui fut à une époque le secrétaire d’Aleister Crowley. A la fin de sa vie, elle partageait son temps, entre Houston et la Floride.

Elle a travaillé comme astrologue et est devenue rédactrice et éditrice de son propre journal astrologique.


Livres

  • En 1968 fut publié son premier livre : « Journal d’une sorcière ». Le livre décrivait ce que c’était que d’être une femme « moderne » pratiquant la sorcellerie, ce livre a reçu un très bon accueil de la part des lecteurs.
  • Sybil Leek a écrit plus de 60 livres.


L'esprit d'Helena Blavatsky

Sybil Leek a beaucoup écrit et disserté au sujet de la réincarnation, guidée, a-t-elle dit par l’esprit de Madame Helena P. Blavatsky, co-fondatrice de la Société Théosophique. Une nuit, alors qu’elle s’apprêtait à donner une conférence sur les phénomènes psychiques devant des membres de la Société Théosophique à Saint-Louis, Sybil Leek fut entourée d’une lumière brillante où elle vit le visage d’une vieille femme. La lumière semblait rentrer en elle. Sybil Leek a commencé son discours, mais ce ne fut pas le discours qu’elle avait prévu, elle y parla de réincarnation. Elle a dit plus tard, elle n’avait pas conscience de ce qu’elle disait. Par la suite, Sybil Leek a vu une photo de Blavatsky et elle a reconnu la femme de sa vision.

Sybil Leek a dit que pendant le reste de sa vie elle a pensé que Blavatsky était devenu une partie d’elle-même et que Blavatsky l’a utilisée pour parachever son propre travail et éduquer les autres au sujet de la réincarnation.


Articles de journaux concernant Sybil Leek


Articles connexes


Vidéos

Sybil Leek a été invitée à l'émission de télévision "The amazing world of Kreskin". Elle apparaît de 09:20 à 16:15 dans la vidéo suivante. (En anglais non sous-titrée)

Galerie d'images


Liens externes

Sources

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