Ortie

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Urtica urens

L’ortie fait partie de la famille des Urticacées.

Sommaire

Noms

Les espèces les plus connues sont :

- Urtica dioica L. : grande ortie ou ortie dioïque

- Urtica urens : ortie brûlante

Autres appellations de l'ortie brûlante : Ortie grièche ; Petite Ortie ; O. grise ; O. gringette ; O. de grange ; Outric ; Artic; Etrudjo ; Ortruge ; Otrouge ; Etrouge ; Ortive ; Ourtille ; Orti-noir ; Itourdzé ; Strudza ; Otritse ; Darse ; Jusca ; Chocotte ; Chogrien ; Chakesse ; Echôdure ; Chédyon ; Chodrule ; Orti-gravé ; Linard ; Ortige folle ; Ortie sauvage ; O. barbarisque ; Otrille piquante; Ortie maligne ; Grindjéta.

Nom anglais : nettle

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urtica dioica photo : Lucyin

Description

C’est une plante herbacée à feuilles de formes elliptiques et dentées. Toute la plante est recouverte de poils : on trouve de longs poils urticants, et de petits poils souples.

Elle étend ses rhizomes sur de longues distances, afin de coloniser rapidement une surface en formant une population unisexuée et identique génétiquement.

Les fleurs mâles et femelles sont séparées, sur des pieds séparés, la plante est donc dite dioïque. Il peut arriver que les fleurs mâles et femelles soient sur le même pied, et dans ces cas là la plante est dite monoïque, mais c’est très rare.

Les fleurs femelles sont verdâtres, pendantes, tandis que les fleurs mâles sont dressées. Elles fleurissent de juin à septembre. A maturité, les fleurs mâles projettent donc leur pollen en nuage, et le vent se charge de la pollinisation. On appelle cela la pollinisation anémophile.

L’ortie est souvent appelée « plante hôte » car elle accueille une faune importante entre ses feuilles. Plus d’une trentaine d’insectes aiment s’y installer et un réel écosystème s’y développe. L’ortie est parasitée par les pucerons, chenilles et les papillons, qui eux même sont mangés par d’autres espèces (ichneumonidés principalement), eux même servant de proies aux oiseaux, reptiles etc.

L’ortie blanche est une fausse ortie. Elle fait partie de la famille des Labiacées (les Lamiers) et n'est pas piquante. Elle n'a pas les mêmes propriétés que l'ortie.

Origine et localisation

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photo : ynskjen

Cette plante est originaire d’Eurasie, mais s’est répandue dans presque toutes les régions tempérées du monde, toutefois principalement dans les régions du Nord, jusqu’à 2.500 m d’altitude.

Elle apprécie les sols basiques qui contiennent azote, phosphore et potassium qui contribuent grandement à son développement.

Récolte

On privilégie la plante jeune, que l'on cueille de préférence à l’aube, et au printemps.

Les racines sont plus riches au début du printemps ou à la fin de l’automne.

Usages médicinaux

Depuis l’Antiquité, elle sert à soigner nombre de maux : ses propriétés hémostatiques et antiseptiques étaient bien connues et servaient à soigner blessures infectées, métrorragies (hémorragies génitales féminines) et épistaxis (hémorragies nasales).

On lui prête des vertus anti-diarrhéiques et antidiabétiques, anti-inflammatoires, surtout pour les affections rhumatismales et arthritiques. Elle soigne toux et agit sur la tuberculose, calme les effets de la rhinite allergique, aide dans les problèmes urinaires…

Il était de coutume de flageller avec une botte d’ortie les personnes ayant des douleurs rhumatismales, et les hommes cherchant à regagner un peu de vigueur sexuelle se roulaient dans un champ d’ortie, pour activer la circulation.

En Inde, outre les utilisations précédemment données, on l’utilise en médecine Ayurvédique pour certains régimes alimentaires, et elle aiderait les femmes donnant naissance à tenir le coup jusqu’à la délivrance.

L'ortie est réputée stimuler la lactation.

Voie interne

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photo : Uwe H. Friese

Les racines sont connues depuis les années 80 pour leur régulation des problèmes prostatiques.

Une décoction de racines séchées est très utile.

Les feuilles et fleurs favorisent l’élimination rénale, augmentent le débit et le volume urinaire, et de ce fait luttent contre la formation des calculs rénaux. Elles calment les douleurs rhumatismales et arthritiques, luttent contre les troubles du foie, de la rate, contre les ulcères gastriques et intestinaux, et les maladies pulmonaires.

Voie externe

On utilise l'ortie en lotion de beauté contre acné et eczéma, en shampooing contre l’alopécie.

On peut également ajouter cette lotion dans l’eau du bain, avec les plantes, qui ne piqueront plus.

Pour traiter l'épistaxis : un coton imbibé de suc dans les narines arrêtera le saignement.

Usages culinaires

Dans l’ortie tout est consommable, feuilles, tiges et racines, à l'exception des graines. C'est une plante savoureuse, peu chère et facilement trouvable. Elle fut l’un des premiers légumes utilisés par l’homme, et même cultivé dès l’âge de pierre.

Ses feuilles contiennent des protéines, lipides, flavonoïdes, sels minéraux, fer (41mg pour 100g), en vitamines A et C, en zinc, silice, potassium, calcium, soufre, chlore...

Les jeunes feuilles peuvent se manger crues et hachées dans une salade, elles peuvent entrer dans la composition de nombreuses recettes, ou bien cuites simplement à la façon des épinards, dont elles ont la textures après cuisson, mais pas le goût légèrement acide.

Lorsqu’elles sont ou hachées, ou cuites, ou séchées, elles perdent leur pouvoir urticant, et peuvent donc être consommées sans craintes. Néanmoins, les feuilles plus anciennes consommées en grande quantité peuvent à la longue irriter les voies urinaires. Pour faire perdre leur pouvoir urticant aux tiges et feuilles on les trempe dans un grand bol d’eau froide vinaigrée.

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Urtica dioica en fleur. photo : Paul Adam

Autres usages

Elle est très utile aux travailleurs agricoles, en servant à la fois d’engrais et de pesticide naturel pour les cultures. Pour faire son propre purin, on laisse macérer des feuilles hachées dans de l’eau. En effet, elle est riche en azote, fer, potasse, et en oligo-éléments.

Elle stimule la croissance des plantes et augmente le rendement des arbres fruitiers. Elle peut aussi servir d’accélérateur de compost. L’ortie permet de lutter contre certaines attaques comme le mildiou.

Elle sert de nourriture pour les volailles et le bétail. Fraîche et hachée mélangée à du son pour engraisser les volailles, et les cochons, et les protéger des parasites et des maladies.

Rajoutée à la pâtée des poules, elle active la ponte.

Les chevaux, lorsqu’elle est ajoutée sèche à leur avoine, ont un poil plus brillant.

Les fibres ont été utilisée pour tisser des tissus et cordes.

Elle peut être utilisée comme colorant naturel vert.

Les bandelettes entourant les momies de l’Egypte ancienne étaient constituées de fibres d’ortie, la Ramie.

Traditions

Dans les provinces des Balkans - Valachie, Transylvanie, Moldavie, Russie subcarpathique -, une coutume subsista jusqu'à la guerre de 1914-1918: dans les mariages, les sœurs de la mariée préparaient en cachette un bouquet avec des tiges fraîches d'orties brûlantes ; le soir, au moment où le couple allait se retirer, elles venaient alors cérémonieusement, et sans doute avec une bonne dose de malice, donner au mari, sous les rires et les plaisanteries des invités, les verges urticantes destinées à fustiger la jeune épouse au cas où celle-ci ne se montrerait pas suffisamment amoureuse durant la nuit de noces.[1]

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photo : Júlio Reis

Usages magiques

Plante masculine dédiée à Mars.

Les vertus protectrices des orties sont connues de longue date.

Pour détourner un sort de son but et le retourner à son envoyeur, on bourre une poupée avec des feuilles et des tiges d'ortie brûlante.

Ces plantes, répandues dans la maison, chassent les influences négatives. Une botte d'orties fraîchement coupées, glissée sous le lit d'un malade, peut l'aider à guérir.[2]

L'Ortie a parfois été utilisée comme aphrodisiaque et les spiritualistes Mexicains actuels recommandent de l'utiliser dans les bains de purification.

Pour tenir à distance les fantômes on en tient dans sa main, pour calmer la peur on en porte sur soi avec de l'achillée.

Elle peut renforcer le courage et la force intérieure et favoriser la guérison, physique mais aussi psychique.[3]

Sources

B.Bertrand, Les secrets de l’ortie, Collection Le compagnon Végétal.

A-J. et B. Bertrand, Légumes de demain - Saveurs d’ortie, Editions de Terran.

Maurice Mésségué, Mon Herbier de Santé

Ivy and Dreams

  1. Scott Cunningham, L'encyclopédie des herbes magiques, Éditions Sand, Paris, p. 197.
  2. Scott Cunningham, L'encyclopédie des herbes magiques, Éditions Sand, Paris, p. 197.
  3. L'ortie, alliée en sorcellerie, Ololugmos
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